Aujourd'hui c'est la merde. j'ai peur de chaque instant chaque seconde, et à mesure que le temps s'écoule un imense vide grandit au fond de moi. Le pire étant tout de même le matin, lorsque je me reveil, avant le lever du soleil. une fois les yeux ouvers je ne me rendors plus. c'est là que commence l'enfer, la prise de concience ah oui c'est vrai j'avais tanté d'oublier pendant la nuit. une sorte d'éléctochoque qui vous détruit en un quards de secondes. j'ai des frissons, chaud, frois, chaud, je tremble comme une feuille. c'est comme avoir de la fievre mais en pire, parce qu'on sais pas d'ou ça viens et ça fou un genre de crampe abominable au fond de l'estomac. ce matin j'ai hurlé, si ford que ma mere a flipper fortement. c'était pas la premiere fois que je me mettais à beugler dans ma maison, mais parents se sont vite fait habituer à l'idée qu'il avait pas une fille, mais une sorte de petit monstre qui se balade en culotte dans la maison en hurlant. enfin bref. ce matin c'était pas le même genre de cris que je pousse d'habitude, pas le même cris que quand je me vautre dans la salle de bain ou lorsque je m'aperçois que mon frère a bus tout le lait. ce matin c'était le genre de cris stridant de la meuf possédé qui sais plus quoi faire pour sortir de sa merde, et c'était un peu ça dans le fond. j'ai réussi à faire gober à ma mère la disquette du petit cauchemar qui torture. puis elle est partie au taff. je me suis trainée péniblement jusqu'à la salle de bain, je me suis laissée pourrire lentement sous le jet d'eau bouillant. j'ai même pas eu la foie d'avaler quoi que ce soit, et j'ai surement pas avalé grand chose depuis 3 jours. je me suis juste posée, au milieu de ma chambre, mes cheveux trampés et des gouttes dégoulinant le long de mon dos nus. y'avais cette putain de fenêtre ouverte et l'immense courant d'air, mais je m'en foutais bien de mes dents qui claquais et de ma peau qui frissonais. je suis rester plantée la plusieur minutes, position foetus au millieu de ma piol. et la tout à recomencer. le chaud, le froid, la crampe, et par dessus tout cette chose dans ma gorge qui m'empeche de respirer. j'ai bien cru que j'allais en crever de tout ce mal, je me suis trainer jusqu'a l'escalier pour que quelqu'un vienne me calmer, me prendre dans ses bras. j'étais seul chez moi. mes deux frères étaient partis, mes parents aussi. j'étais ridicul, affalée sur cette rampe d'ecalier, trampée et en petite serviette, toute tramblotante. alor voilas, j'ai appelé ma mère. je pouvais pas faire autrement. elle a dus mettre un sacrer bout de temps avant de réussire à me calmer, un sacrer bout de temps et de longs discours aussi, sur la vie, qu'il faut aller de l'avant et blablabla. pour elle il était hors de question que je reste broyer du noir, qu'il fallait que je me foute un coup de pied dans le cul, et que je tenais pas de m'on pere pour rien, qu'il fallait surtout pas que je me rabesse et chouine dans mon coin. je l'ai écouté. elle a raison apres tout, hors de question que je me laisse bouffer par cette merde qui m'ai arrivé à la gueule. j'ai enfiler les premier vetements qui venais, vieu slim troué et chemise, veste à ma mere et derbis à talons. j'avais raté mon bus depuis bien longtemps, obligation de prendre le suivant. La journer, je l'ai passer sous les couche de crayon noir. Considérons que, oui, ça va.